Peinture sur la chaussée

Le point noir

Les indications peintes directement sur la chaussée sont de plus en plus fréquentes, et ce au détriment de l’adhérence. Nous voyons de plus en plus sur nos routes et en milieu urbain des panneaux de danger directement peints sur la chaussée, des passages piétons peints d’un bout à l’autre de la chaussée, des bandes cyclables, ou bien des damiers peints dans un carrefour. Par endroit, la surface peinte est tellement importante qu’il est impossible de ne pas rouler dessus.

Le risque

Il est impossible de freiner sereinement sur une surface peinte, dans la mesure ou le niveau d’adhérence est de toute façon inférieur à celui du bitume. De plus, le caractère anti-dérapant des peinture NF est altéré par l’usure inégale au niveau du passage des roues.

Ces peintures sont souvent destinées à annoncer un danger alors qu’elles mêmes amènent un risque supplémentaire de glissade et de ce fait rendent l’endroit encore plus dangereux.

Dans les carrefours, les peintures sont souvent destinées à déterminer une zone où un usager n’a pas le droit de s’arrêter. Cependant, lorsqu’il change de direction dans un carrefour un motard est obligé d’incliner sa moto pour tourner. Le risque de glissade devient alors encore plus important, et inutile car le code de la route spécifie déjà qu’il est interdit de s’arrêter dans un carrefour.

Lorsqu’elles matérialisent un passage piéton et recouvrent ainsi toute la largeur de la chaussée (bandes blanches sur fond rouge, par exemple), les peintures augmentent le risque du piéton que l’usager cherche à éviter. Lors d’un freinage, en cas de glissade sur la peinture, la collision véhicule-piéton est alors inévitable.

Les propositions de la FFMC

Il faudrait limiter un maximum la surface peinte sur la chaussée.

La signalisation verticale pourrait avantageusement remplacer les panneaux peints directement sur la chaussée.

Dans un carrefour, la surface peinte pourrait être nulle si les usagers respectaient le code de la route. A défaut, recouvrir les carrefours de peinture revient à exposer une catégorie d’usagers au risque de chute, alors que ce sont toutes les catégories qui sont en cause à propos du respect du code de la route.

Pour définir la zone où l’on ne doit pas s’arrêter dans le carrefour, on pourrait supprimer ces damiers pour y peindre d’autres formes géométriques moins coûteuses en peinture, comme des damiers évidés (figure 1) ou des croisillons (figure 2). Les passages piétons peints d’un bord à l’autre de la chaussée doivent laisser la place à des passages piétons conventionnels.

FFMC 37, 5 rue Louis Braille, 37000 Tours - Téléphone : 06 33 34 63 66
©1983-2012, FFMC 37 - Indre et Loire