Alors que les pouvoirs publics semblent revenus aux gesticulations pour traiter de la question de l’insécurité routière des deux-roues à moteur, la FFMC dénonce la remise sur le tapis du très controversé contrôle technique moto.
Le rapport demandé par le ministère des transports, en février 2006, au Conseil général des ponts et chaussées sur le contrôle technique moto tarde a être rendu public, mais les informations à notre disposition indiquent qu’il conclurait à l’utilité de sa mise en place mais poserait la question de son coût.
Parallèlement, une proposition de loi a été déposée par Thierry Mariani (UMP – Vaucluse) visant à rendre obligatoire le contrôle technique pour les cyclomoteurs, motocyclettes et dérivés.
En effet, les études d’accidentologie [1] montrent que les accidents de moto ne sont pas causés par des défaillances techniques du véhicule. Cette donnée est corroborée par le fait que le contrôle de l’état du véhicule fait partie intégrante de la formation et de l’examen au permis de conduire moto et que le véhicule « moto » permet un accès et un contrôle aisé par son propriétaire des principaux éléments de sécurité. L’aspect « sécurité » de leur véhicule n’est d’ailleurs généralement pas laissé au hasard par les usagers de deux-roues à moteur, et, pour les moins bricoleurs, la fréquence d’entretien impose de toute façon que le véhicule passe entre les mains d’un professionnel tous les 5 000 km en moyenne, contrairement à la voiture.
Pourquoi alors remettre sur le tapis cette « fausse bonne » idée sinon pour prétendre « faire quelque chose » ? L’Etat va-t-il céder à la tentation habituelle de vouloir tout contrôler, en assortissant ces contrôles de leur lot de sanctions ? Au final, le seul intérêt d’un contrôle technique moto est pour les centres de contrôle qui ont bien mesuré les perspectives juteuses d’un marché en expansion au détriment des utilisateurs qui viendront là verser une dîme supplémentaire et surtout totalement injustifiée.
La FFMC réaffirme donc son opposition à la mise en place d’un contrôle technique, dénonce la soi-disant « ouverture » des pouvoirs publics qui lui proposent d’en discuter les modalités, et s’inquiète des dérives du législateur qui accumule les réglementations inutiles, en voulant trouver des solutions à des problèmes qui n’existent pas. Elle va coordonner par le biais de son réseau d’antennes départementales la rencontre de députés soucieux de répondre aux attentes des citoyens qu’ils représentent.
[1] L’étude MAIDS indique que seuls 0.7% des accidents de deux-roues motorisés seraient liés à une défaillance technique.
Pour agir
Envoyez la lettre type à votre député
Remplissez la pétition
Boycottez Autosur, qui est à l’origine du projet, pour votre contrôle automobile
Boycottez Club 14 et AXA, qui sont au capital d’Autosur, pour votre assurance
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